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L'épopée de la pêche

La pêche, une histoire de plus de 2 500 ans


Tout commence environ 500 ans avant notre ère dans la Chine méridionale. Transportée jusqu’en Perse par les caravanes arabes (d’où son nom latin Prunus Persica signifiant fruit de Perse), la pêche traverse ensuite l’Arabie, la Mésopotamie et enfin l’Égypte (où la pêche était le fruit d’Harpocrate, dieu du silence) avant d’être rapportée en Grèce par Alexandre le Grand, qui la baptisa « pecta ».

Connue des Romains, ce n’est qu’au VIe siècle que le pêcher est introduit en France.
A la Renaissance, on pouvait déjà recenser une quarantaine de variétés différentes, présentes sur tout le territoire.

Grâce aux recherches de La Quintinie, grand agronome français du XVIIe siècle, la pêche voit alors sa culture se développer et ses variétés se bonifier.

Favorite à la cour du Roi Soleil

Fruit préféré de Louis XIV, il en fit cultiver plus de 30 variétés différentes dans son jardin fruitier à Versailles.

La pêche devint progressivement très appréciée des précieuses et des courtisanes.

Avec sa peau veloutée et duveteuse dans la main, fondante et juteuse dans le palais, la chair tendre lorsqu’on la déshabille, la pêche avait à cette époque des noms évocateurs qui rappelaient davantage la sensualité féminine que le fruit : « belle de Chevreuse », « belle de Vitry », « grosse mignonne » et l’admirable « Téton de Vénus », fruit très gros, peau jaune lavée de rose carmin, avec un mamelon pointu ! Les pêches de la région parisienne étaient alors les plus estimées.


Principalement cultivée de nos jours dans la moitié sud de la France, on compte aujourd’hui plus de 300 espèces différentes dans nos vergers.

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